Amis de la presse

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«Les sous-fifres à la fête de la morue»   3 juin 2005

« [...]Parmi les groupes aquitains invités cette année, une association au nom étrange: "les Sous-fifres de Saint Pierre". Fondée en 1988 par des amis de Saint Pierre d'Aurillac, près de Langon, l'association est composé d'une "ripataoulère", terme nord-gascon désignant un petit ensemble de musiciens composé d'un fifre, d'une grosse caisse, d'une caisse claire et du tambour napoléonien.

"Le fifre est une petite flûte en bois qui se joue comme une traversière. Du fait de ses sonorités perçantes, elle était utilisée dans l'armée napoléonienne, pour qu'on l'entende de loin", explique Marion Dupuy-Roufaste, joueuse de fifre dans le groupe depuis plusieurs années. Par la suite, un atelier, "les Fifres de Garonne", a été mis en place où jumbees, tubas et trombones ont rejoint les instruments traditionnels. "On est environ 25, les adhérents ont de 12 à 75 ans. On fait de la musique de rue, avec des reprises d'airs traditionnels: valses, rondos et mazurkas", ajoute Marion. »


«La musique est dans le pré»   28 juin 2004

« Cette 14eme édition des Fifres de Garonne a ressemblé aux treize précédentes, conviviale, familiale, campagnarde et bien sûr... musicale. C'est la spécificité de cette manifestation que d'être faite pour tous les âges, du bébé à la grand-mère. On s'installe sous les platanes pour pique-niquer, on étale les couvertures pour une petite sieste jusqu'à l'arrivée des premières mesures de fifres, portées par la brise. A partir de là, les bords de Garonne semblent s'éveiller... Le public se rassemble peu à peu, suit les groupes de musiciens, s'asseyant sur les chaises quand il y en a, par terre, si elles sont absentes...

[...] Se sont succédés ensuite les Catalans -Els Grollers-, le JOSEM, jeune orchestre symphonique de l'Entre-Deux Mers et les fifres, puis dans le désordre, à nouveau des Catalans (Marc Egea et Cati Plana), et les brésiliens (Carlos Malta et le Pife muderno, du nom d'une flûte en bois typique du Nordeste brésilien), et les basques (Juan Mari Bertran), et les Macariens de Tradardilla... Que dire après une journée comme ça, sinon vivement la 15ème édition ! »


«Un souffle de fantaisie»   23 juin 2004

« Quatorze ans déjà que les amoureux du fifre, cet instrument voisin de la flûte, et parmi les plus simples et les plus répandus dans le monde, organisent leur festival sur les bords de Garonne. Le projet est né sous l'impulsion du groupe Les Sous Fifres de Saint-Pierre, bientôt repris et porté par un village tout entier.

Petit à petit, au-delà de la conservation et de la pratique du fifre, les organisateurs ont souhaité le confronter à d'autres instruments pour qu'il devienne l'objet d'innovations et de créations musicales. Un pari renouvelé cette année encore, puisque le festival s'en ira accoster les rivages du Brésil, de la Catalogne et de l'Euskadi. [...] »


«Tout partager»   27 juin 2003

« Le partage et l'échange. Deux idées qui tournent à l'obsession chez les Fifres de Saint-Pierre et c'est... tant mieux! Parce qu'en plus, ils nous offrent depuis plus de 10 ans un festival unique en son genre. [...]

Le partage, c'est d'abord celui de la musique. Elles sont de Gascogne, mais aussi de Catalogne, du brésil... Bref, d'ailleurs et d'à coté. "C'est à partir des rencontres que nous avons faites que nous avons décidé de faire venir ici les groupes, nous avons toujours fonctionné comme ça. [...] Les groupes ne sont pas connus, c'est vrai. Mais ils ont un point commun: leur qualité A nous de la faire découvrir." explique le président de ces fifres là, Pierre Scheidt. Pari tenu depuis 13 ans...

Le partage, c'est aussi celui du savoir et des connaissances. " Il y a des gamins qui ont tout appris ici, et on les retrouve des années plus tard": de ça, Pierre Scheidt n'est pas peu fier. Pas de fossé entre anciens et jeunes, entre professionnels et amateurs. Les organisateurs sont des bénévoles: certains d'entre eux ont été des professionnels du spectacle, et leur rôle ne se limite pas à organiser le festival. Leur rôle, c'est aussi de transmettre leur savoir. Seul critère, savoir garder le sourire. "On protège le côté du bonheur": pas question de devenir une grosse machine.

Saint-Pierre accueille des milliers de personnes? Elles seront reçues comme si elles étaient 100. Là encore avec le sourire. Parcequ'elles sont venues pour découvrir, l'esprit grand ouvert.[...]

On veut enfin parler de tous ces bénévoles qui pensent aux Fifres 2003 depuis 2002, et qui, cette semaine, auront été sur le pied de guerre pour monter le village des bords de Garonne. Avant cela, il y eu du boulot. Après, il en aura encore. Mais le boulot en famille, celle des fifres et de Saint-Pierre, c'est du plaisir... »


«C'est un festival tout en bien être»   2 juillet 2002

« [...] On veut être heureux. [...] Pierre Scheidt tire le bilan en parlant de l'esprit des fifres. " Notre but est de faire connaître le fifre. Mais pas de quotas, pas de pression: on veut être heureux. Bien sûr, il y a des contingences financières mais nous ne sommes que des bénévoles. Il n'y a pas de permanent." Sur la fréquentation: " On a une espèce de réseau parce qu'on joue partout. C'est notre force. Notre public est toujours en éveil et touche toutes les générations: on peut entendre les gens écouter. Le paradoxe, c'est à Saint-Pierre d'Aurillac qu'on joue le moins."

Si on lui demande comment il explique le succès du festival, la générosité apparaît comme une évidence. " Les gens viennent parce qu'ils savent qu'ils seront bien reçus. On met tous les moyens pour que que les gens soient heureux. Et on sait le faire." C'est la fameuse convivialité dont tous les festivals se prévalent mais que peu arrivent à transmettre. A Saint-Pierre d'Aurillac, c'est plus que du savoir, c'est de la compétence. [...]

On finirait par croire que les Fifres de Garonne n'ont que des vertus. Peut-être, après tout. Car enfin, que peut-on reprocher à des gens qui décrètent une sieste officielle le samedi après-midi afin que chacun récupère? »


«Au nom de l'Alose»   29 juin 2002

« La douxième édition des Fifres de Garonne ne dérogera pas à la règle qui a régit les précédentes: convivialité, musique, danse, et gastronomie autour de l'alose.[...]

Eric Astié, secrétaire des Sous-Fifres de Saint-Pierre, donne ainsi le ton de cette manifestation dont il précise aussitôt qu'elle est " une véritable fête populaire dans laquelle s'impliquent, auprès des professionnels, musiciens et comédiens, habitants du village, adultes et enfants. Avec des attractions traditionnelles, manèges, stands forains et buvette. Mais la fête, avant tout, est occitane, avec une certaine présence de la langue gasconne, tout naturellement, juste pour le plaisir et pour donner aux gens l'envie d'aller plus loin dans la connaissance de leur langue, comme un apéritif. C'est aussi un moyen de faire connaître au grand public les musiques traditionnelles d'ici et d'ailleurs, de faire en sorte qu'il ne s'arrête pas à ce regard de dérision qu'on a beaucoup porté sur le folklore en prétendant qu'il était sommaire et figé "

Aujourd'hui et demain, l'alose et les fifres vont rassembler amateurs et curieux des musiques traditionnelles, revisitées ou pas, basques et gasconnes, irlandaises, peuls et mandingues, italiennes... Encore deux jours et une nuit de bals et d'agapes, de débats, de théâtre, d'impro sous les arbres, le soleil et les étoiles, pendant que la Garonne mixe tout cela avec bienveillance et le transporte vers d'autres lieux comme un témoignage de la capacité des cultures à s'additionner. [...] »


«Fifres de feu»   29 juin 2001

« Après un dixième festival très haut en musique sur le méridien en 2000, son successeur, certes plus classique, n'en a pas moins su prouver à tous, avertis et néophytes confondus, que la culture des fifres en Sud-Gironde comme ailleurs se conjugue au présent.

Les couleurs des chants et des danses ont bel et bien créé cet esprit joyeux tant souhaité par les organisateurs, mais ce qui est certain, c'est qu'on est bien loin de ce qu'on appelle simple tradition, la modernité et l'insolence cohabitent gentiment dans une musique moderne. [...] »


«Rendez-vous chez les vivants»   25 juin 2001

« [...] Nous sommes ici à Saint-Pierre d'Aurillac pour la 11ème édition d'un festival composé à l'envie et à l'émotion. Rien que pour les amis, les frères, les cousins, les voisins et les autres. Pas question de compter les entrées, de se prendre la tête et de chercher à accumuler les effets médiatiques. Rien que du reposant, de la douceur et de la rondeur dans les accents mis en actions.

A Saint-Pierre, le public donne en mesure de ses moyens et de son entendement. 20 francs sert de prix de base. Tout le monde cotise, s'investit et paye de sa personne. Et cela sans se faire prier, avec le sourire et avec le coeur. Le conseiller général sert l'apéro, le musicien joue pour le fun, le photographe de permanence aligne les images par principe sans s'occuper de copyright et le président décharge des briques du camion sans vraiment savoir à quoi elles vont servir. Une vraie folie. Ça marche! Et tout le monde paraît vraiment ravi. [...] »


Mai 2001

« [...] Pour Pierre Scheidt et Michel Hilaire pas question de laisser disparaître une aussi belle tradition. Tous deux n'ont qu'une idée : faire revivre une ripataoulère. [...] Pierre choisit de frapper la grosse caisse, Michel opte pour le fifre. " [...] Les Sous-Fifres de Saint-Pierre étaient nés." [...]

C'est un joyeux mélange, il n'y a pas d'exclusion. Et tout cela grâce au fifre. Il peut être à la fois tendre, doux mais aussi swing carton. La tradition d'accord, mais pas le folklore!" Car Pierre et sa bande ne sont pas de ceux qui se complaisent dans les rythmes poussiéreux. Leurs fifres et tambours partent également à l'assaut de la biguine, du blues ou de la polka. [...]

Depuis, les 5 Sous-Fifres ont fait des émules. Un atelier, véritable (anti)conservatoire de musiques vivantes rassemblant des dizaines de jeunes a vu le jour à Saint-Pierre d'Aurillac. "Tous les gamins du village voulaient jouer les Sous-Fifres. [...] On mesure avec le recul combien les jeunes ayant commencé voilà 4 ou 5 ans ont constitué une culture qui leur est propre. Celle de leur village, à laquelle ils sont attachés." [...]

Alors, le fifre, instrument désuet? A Saint Pierre d'Aurillac, cette idée-là est déjà ...dépassée. »


«Web d'ici: cherchez le fifre»   16 mars 2001

« Enfin un site qui n'arrive pas sans tambour ni trompette! Mais avec du fifre plein les pages. [...] Le site de Sébastien est gai! C'est la meilleur qualificatif que l'on puisse lui donner. Tout d'abord, il y a le fifre. Un fameux fifre noir, qui accompagne sur toutes les pages le mouvement de la souris. On regrette presque qu'il ne fasse pas de musique, mais rien que sa compagnie vous met dans l'ambiance. [...] Le logo est bien couleur de chez nous, avec un sympathique soleil coiffé d'un béret, on ne se refait pas! [...]

Et enfin, attention: ne cliquez pas trop vite sur la rubrique "adishatz", vous abandonneriez votre visite trop vite: cela ferme toutes les pages... Enfin bravo pour ce site vraiment sympa. N'oubliez pas l'adresse: www.fifres.aquitaine-tour.com. »


«Le monde de Saint-Pierre»   30 juin 2001

« Dix ans, pas une ride, et de plus en plus d'adeptes de la philosophie des Sous-Fifres de St-Pierre, grands organisateurs du festival des Fifres de Garonne. C'est ce qui aura pu être vérifié le week-end dernier, sur les bords de Garonne, pour un dixième anniversaire fantastique!

Il devait y avoir échange de culture, il y a eu mieux: une osmose entre les musiciens du méridien, les enfants du Sud-Gironde et le public. [...] De la musique certes, mais avant tout une grande fête populaire où toutes les générations se croisent et se rencontrent, d'ici et d'ailleurs puisque la 10ème édition du festival des Fifres de Garonne, associée à la fête de l'alose et du vin et à la fête locale de Saint-Pierre, fut aussi une étape de l'extraordinaire aventure tracée sur ce fameux méridien. [...] »


«Détournement de méridien»   23 décembre 1999

« En 2000, le méridien "GMT" passera par Saint-Pierre d'Aurillac. Cette petite entorse à la géographie est liée à un projet d'amplitude internationale, intitulé "On the line" et destiné à rapprocher les peuples de la ligne du méridien 0. Les Sous-Fifres de Saint Pierre prendront part à cette aventure à vocation humanitaire et à echelle humaine.

    Avec d'autres formations, à forte consonance traditionelle, des îles Shetland, du Northumberland (Angleterre), de Catalogne, du Burkina-Faso, du Togo, du Mali et de l'Algérie, les musiciens du bord de Garonne vont faire de la musique "sur la ligne". Le projet va se concrétiser tout au long de l'année au travers d'échanges, de manifestations et de communications sur Internet. [...]

Les 23, 24 et 25 juin, le festival des Fifres de Garonne connaîtra sa dixième édition. Un anniversaire que les organisateurs fêteront comme il se doit, en invitant leur partenaire du projet, On the line. Au fil des ans, ce festival, en prise directe avec les autres évènements de la zone (Uzeste Musical, Musicalarue de Luxey, les Nuits atypiques de Langon et les 24 heures du Swing à Monségur), est devenu un lieu incontournable pour la musique traditionnelle, dite vivante.

Animé par des musiciens amateurs, dont la plus belle réalisation est cet atelier rassemblant de nombreux jeunes musiciens venant de tout le Sud-Gironde, il est né d'une envie collective. L'outil de dialogue n'est rien d'autre que le fifre. [...] »